Vision – Visión

16 juillet 2009

 
VISION
 
la vision d’une larme de réalité
la vision du sang se déclinant en feuillages
vision des feuillages dégageant de la fumée
vers la vision de l’obscure géométrie
des milliers de cordes lumineuses dans la vision
d’un espace qui pleut pour la vision d’un plan de mire
multiplié par la vision de la fumée qui détruit tout angle
de la douce fumée qui est la vision sur les plantes
leur cœur en projection décomposé en fumée
qui enveloppe le monde et se relie en fumée
vers un organisme dont la fumée est la seule marque de croissance

et le vent solaire coulant vers les yeux de tout achèvement de croissance
et d’autres processus s’y jetant pour déclencher de nouvelles croissances
 
 
 
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VISIÓN
 
la visión de una lágrima de realidad
la visión de la sangre bajo diferentes hojas
visión de las diferentes hojas al liberar un humo
hacia la visión de la obscura geometría
de miles de sogas de luz en la visión
de un espacio que llueve por la visión de un plano de mira
multiplicado por la visión del humo que destruye todo ángulo
del suave humo que es la visión en las plantas
su corazón en proyección descompuesto en humo
que envuelve al mundo y se une en humo
hacia un organismo cuyo humo es el único signo de crecimiento

y el viento solar que fluye hacia los ojos de todo término de crecimiento
y otros procesos que afluyen para desencadenar nuevos crecimientos
 
 
 
 

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Im-precioso / Im-précieux

8 juillet 2009

 
IM-PRECIOSO
 
en el momento de un ciclo
esta oscuridad
las rosas que laceran los brazos
las aguas de un río
su caudal
 
 
la luz que no podrá liberar las in-definiciones
 
 
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IM-PRÉCIEUX
 
au moment d’un cycle
cette obscurité
les roses qui meurtrissent les bras
les eaux d’un fleuve
son débit
 
 
la lumière qui ne pourra pas libérer les in-définitions
 
 
 


PÉTALES

2 juin 2009

 
devant l’horizon
arrive ce calme
de fleurs
sans rides
toujours entourées
par de l’air
mouvant

si des pétales
s’envolaient
flottaient

qui s’en soucierait

des milliers de
formes
s’éparpilleraient
sur un espace
plus vaste
que leur nombre

des points
indistincts
pour la distance
elles ne s’agrandiraient
jamais

qui s’effrayerait
à leur approche

ces pétales qui
tombent sur
les bâtiments
délabrés

image
immobile
sur les eaux
des courants
rouges
nocturnes
 
 
 


PONER SAL

30 mai 2009

 
 
muéstrame tus llagas
te las hiciste ayer
los niños saltaban
gritaban se curaban
con absoluto desorden
y desprecio por los demás

son quemaduras
en los diversos estados
no secan hasta hoy

de tanto latir perfectamente
se iluminan al rojo vivo

para quedar a oscuras
te falta una pizca de sal

aunque no podamos dormir
 
 
 


FAUT ARRÊTER TOUT ÇA

29 mai 2009

 
Co. N° 1
 
 
Toi d’abord, montre-moi ce couloir-là. Tu le connais bien ? Bien. Je ne savais pas qu’on pouvait même reconnaître chaque sillon à l’intérieur d’un bâtiment. Et cette lumière blafarde ? Personne ne l’a changé ? Et ces ampoules grillées ? Personne ne fait l’entretien ? Après tout, quel genre d’entretien pourrions-nous donner à ce plancher en béton, à ces plafonds oppressifs ? Mais, qu’est-ce que tu fais ? Tu es tou-(t)-te rêveu-(r)-se… Viens-là, arrête de te mettre comme ça et prends les photos. Oui, voilà, comme ça, continue, t’arrête pas, oui, oui. Maintenant tu vas entrer dans cette cellule, mets-toi entre les barreaux, oui, voilà. Dépêche, on a pas de temps à perdre, il faut tout voir, hein ? On est venu pour se divertir. Et puis cette séance de tourisme nous coûte les yeux de la tête, oublie pas que c’est grâce à toi que j’ai eu un bon prix… et quel sens des affaires, ma parole, mais il aurait fallu mettre un truc écolo aussi. Bon, aller, viens, je veux arriver au fond du couloir, aller, reste pas là, on y vas… on y vas, on y vas je te dis, je comprends pas cette manie de se mettre à chialer à voix basse. La porte est juste là. Tu vois pas que cette chambre est vide ? Elle est juste toute blanche, blanche, et toutes ces petites fentes qu’on peut voir là-haut, c’étaient pour faire le suivi de tout le processus, comme sur une ligne de montage.
 
 
 


¿EVOLUCIÓN?

28 mai 2009

 
 
nos hablamos sin buscar mucho
algunos puntos juntos
algunas vías en dónde los labios del pasado
pudieran asirse a la lubricidad del presente

buscamos descubrirnos
abrirnos
danzar como si el humo del orgasmo nos acariciara siempre

mírame
no he cambiado mucho
sólo estoy viud@ del deseo que no habita en tu garganta
en tantos años pude crear una vida
con esta dulce agitación y abrir la boca en pos del impulso
que fluye fuera de los cuerpos y por los cuerpos
y así buscar en las piedras hasta imaginar
y así dibujar burbujas para mirar mejor a las que vuelan
y así tener el calor de tus ojos cada vez que me pusiera a bailar sol@

más ahora vienes y me dices que todos los seres
están a la deriva en este espacio
y que deben regresar al mismo punto para desovar

¿a dónde te fuiste?
 
 
 
 


Dos textos traducidos

17 mai 2009

MATER-IA
 
 
Un punto de materia. Guijarro en medio de un desierto. Trozo áspero que termina por encontrarse en estas dunas luego de largas erosiones y acumulamientos durante una historia tan vieja como este crepúsculo monótono.

Como todo lo que nos escudriña.

Y ahora los restos de luz se ocultan por detrás de las dunas, y bajo el silencio de lejanos sistemas estelares, las brisas de arena empiezan a cubrir los reflejos de este suave fósil, de este agitado brote.
 
 
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DESEXPLICACIONES
 
              a Loïs de Murphy, primera rosa para un diálogo
 
 
agitación aquella, de pequeños cambios enterrados
en un guijarro para llevarlo a su nuevo nacimiento:
semejante al firmamento
cúmulo de silencio