HEALING

19 décembre 2010

 
Tus ojos se mostraron
en la noche.
Tus ojos venían
de tan lejos y
con tanta dulzura se posaron
para que todas las imágenes
en los jardines
surjan
llenas de flores luminosas.
Entonces me puse a danzar en mi corazón,
sin decir nada,
en mi corazón,

mientras tu sólo me observabas.
 
 
 


Bouquet de chrysanthèmes

17 novembre 2010

La nouvelle saison venait de commencer : Qui t’avait cueilli? Tu aurais pu rester couché sur la terre nouvellement fraîche ou toucher la froideur d’une ancienne plaque en pierre. Mais tu es arrivé dans mes mains et je t’ai posé sur le rebord de ma fenêtre.

Maintenant je te regarde dans cet univers plat dont tu te hisses, cet univers hanté par les pentes escarpées, et je me demande inutilement si à force d’observer comment tes pétales de satin résistent à ces brises changeantes je réussirai à découvrir où tu es né. Tout ce que je vois ce sont trois tiges qui obstinément restent dressées, comme si elles cherchaient à prendre d’assaut le ciel, à le transformer.

Je vais pour l’instant refermer cette fenêtre qui a malgré tout réchauffé mon visage et plonger mes yeux dans la lueurs d’autres pupilles.


Une Tristesse…

8 avril 2009

 
Une tristesse s’épanouissait dans mon corps, paradoxalement. Une tristesse alourdie au bout de mes doigts. Ainsi, mes mains, telles les géraniums de ton jardin, exhalaient des parfums autour de ton corps.
 
 
 


Projection d’observation

23 février 2009

 
Elle est sur le point de monter dans le tramway.

Elle n’arrive pas à s’y tenir debout.

Malgré le luxe de ses habits, tout le monde s’apercevra de sa rougeur, de ses yeux mi-clos qui partent dans une fixité mal délimitée.

C’est un oiseau qui se posera sur un espace construit par un corps projetant ses gestes et ses pensées.

C’est un oiseau qui cherchera à rattraper son retard sur un espace où les autres ne viendront pas :

Elle parlera, demandera, redemandera.

Les autres ne voudront rien savoir de son chant qui s’éteint.
 


Formations (Premier)

22 décembre 2008

I. PENSÉE DISPERSÉE

Quelle formation ou auto-formation a le plus influencé votre vie professionnelle actuelle ? Cette question, relayée de blogue en blogue, m’est adressée par un lucide libertaire.

Voici donc ce que je fis.

La curiosité me poussa à chercher le blogue qui était à la source de cette chaîne. Comme en d’autres occasions, mon curseur commença à voguer sur ce flux d’images et d’informations. J’étais déjà loin de tous ces sites qui me rassurent car ils correspondent à mes affinités et me définissent en quelque sorte. Je vis défiler sous mes yeux des blogues de management, de marketing, de coaching,… fatigué(e), je m’arrêtai sur un espace appartenant « au junkies de la nuit ». J’y laissai bien entendu un commentaire pour demander le nom du blogue qui l’avait tagué(e)…

Ensuite arriva ce geste habituel : Je m’intéressai aux liens, cliquai sur un de ces mots, et m’introduisis par ces lettres-fente qui cachent une adresse url. Commença alors un autre voyage sur d’autres espaces, sans aucun rapport avec ma recherche.

Je découvris un post (sur un blog remarquable) à propos de la jetée, ce film en images fixes qui, dans ma jeunesse, me permit de découvrir la science fiction. Naturellement, je replongeai, comme il y a cinq ans, dans ce magma poétique, dans le récit de cet homme où se mêlent l’amour, l’isolement et la (ré)pulsion sur le futur. Où le vertige de l’œil est constamment présent.

« Et cette recherche fut comme un vent qui souffla », et me voilà naviguant sur un site consacré à Chris Marker et lisant ce magnifique article à télécharger.

Le lendemain j’en parlai avec mes colocataires et commença ainsi un dialogue fort enrichissant…

(Mal)heureusement, j’essaie de minimiser ces voyages. Pourquoi ? C’est juste une méfiance à l’égard d’un objet que je ne pourrais pas expliquer pour l’instant. Une intuition. Cet internet est un bel objet, mais il semble reproduire, à sa manière, la structure du système où il a été conçu.

Quoiqu’il en soit, naviguer sur la blogosphère est suscité par l’envie de faire quelque chose, ou de ne rien faire. Souvent les deux se mêlent. Comme beaucoup de choses dans la vie…

Vous voyez que je commence à dire des bêtises !

Je préfère donc terminer le premier volet de cet article :

sans bien répondre à la question.


El jarro y la flor – le vase et la fleur

16 décembre 2008

En el jarro transparente, esta flor. ¿De dónde viene? Una flor en el jarro que se encuentra al borde de mi ventana. Esta mañana, sólo era una silueta desprovista de todo color. Ahora acaba de ponerse a brillar con el fulgor y la humedad del crepúsculo.

La ventana da a la estación central. Luego del paso de todas estas locomotoras, he procurado que no caiga este jarro. Las vibraciones seguirán toda la noche, se propagarán por todos los rincones.

Bajo la palidez de los astros y los lejanos postes de luz, el jarro permanecerá por encima del patio obscuro de abajo.

Su base en vidrio translúcido se inclinará hacia adelante, y su líquido quedará libre.

La flor quedará libre.

Pero se marchitará y disgregará.


15 décembre 2008

16 décembre 2008

Un soleil boursouflé par la pollution : comme si la ville allait dire son dernier mot après un travail exténuant. Et les fleurs au bord de la route entourées encore par la brume du matin.

Je me garai.

Fatiguée par la contemplation de cette brume, je crus reconnaître les images impossibles qui se dessinaient sans intervalles de pensée.

Sans intensité. Apparurent alors des serpes légères. On aurait dit une seule masse sale et nébuleuse voulant se montrer à corps ouvert. Ma vue resta bloquée sur les caprices grise de ce gaz.

J’aurais dû m’asseoir sur le trottoir glacé.

Des serpes éthérées. Des serpes se dédoublaient pour s’ouvrir, se multiplier.

Des serpes de plus en plus fines, au tranchant plus fin, égorgeant plus finement des corps de plus en plus jeunes.

Des serpes à nom glorieux, des serpes à culte, des serpes par terre qui rampaient, qui grimpaient.

Des serpes dans toutes les mains.

Et mes yeux qui restaient focalisés sur la profusion de cette unique forme ; et moi, bleue de froid, qui voulais me réveiller, allumer le contact de la voiture, sortir de tout cela.