Cecilia Pavón: poème

28 octobre 2008

 
pequeños detalles, pequeños miedos
el barniz aceitoso de la puerta que se soltaba de a poco
un sonido en la cerradura,
falso, imaginado
que atravesaba el living de la casa.
siempre el mismo pequeño miedo,
día tras día, durante años.
un miedo perdido para siempre, que no regresará.
 
 

Cecilia Pavón (Mendoza, 1973). Poeta y traductora. Ver su blog Once sur. Otros textos suyos en Zapatos Rojos Poesía.
 
———————————————-
 
de petits détails, de petites peurs,
le vernis huileux se détachant de la porte peu à peu,
dans la serrure un cliquetis faux,
imaginé
se frayant un chemin par le living de la maison.
toujours la même petite peur,
jour après jour, au cours des années.
une peur, égarée à jamais, qui ne reviendra pas.
 
 

(Traduction par Versions Célestes)
 

Cecilia Pavón (Mendoza, 1973). Poète et traductrice. Vous pouvez voir son blog Once sur et lire ses poèmes sur le site Zapatos Rojos Poesía (en espagnol).


Obse

22 octobre 2008

cada noche
vuelve a conocerse
el mundo

– mira ese rostro –

se queda en silencio
mas allá del cuerpo

y esa flor
sus pétalos
cayendo
a la velocidad del rayo de la mente
hasta el centro
de donde se vive

más pétalos
más tallos
más ramas
crean un mundo
que no se va

– escucha –

el viento
se vuelve
el único sonido
en medio de la noche


18 octobre

19 octobre 2008

C’est la fête, et le cœur s’en va, se multiplie, s’étend à travers les salles où tout le monde parle, parle. Nuit d’amour de contacts, sans parler, d’être là, d’être seul(e) avec les autres.

Et ce bel être au seuil de la porte du salon qui parlait d’un air décontracté et qui paraissait timide au même temps… Lui jeter des regards furtifs aurait pu être la fin de cet exercice silencieux, anonyme. Je suivais ses déplacements du coin de l’œil, et l’oubliais.

Qu’est-ce qu’elle voulait, qui était, cette personne? Est-elle comme moi? Est-ce quelqu’un qui souhaite tout juste se balader avec moi, et cherche à connaître l’inconnu? Ce qui émerveille, même s’il est vouée à l’échec?

Je suis seul(e), je marche, je traverse le salon.

Mon ombre vers le seuil de la porte avance comme les aiguilles d’une montre, couvre ce visage que je regarde droit dans les yeux.


To the fore en español

15 octobre 2008

      Luego de ver « eroscapes 2 » en infinty+some+2
 
transfigurar todo el aire
transfigurar más allá de todo plano en el fondo
donde las cosas declaran ser un gajo de sol o
de azul al ocupar todos los planos
y volar del cuadro a
un ojo lleno de cuerpos en belleza
rumbo al borde que marca todo recodo en el final


Par la première

10 octobre 2008

L’avion se pose enfin sur la piste bitumée – comme elle était longue, cette attente, et minime, la secousse: une petite vibration du dossier en nylon, l’élan de mon corps vers l’avant et le bruissement sourd de la pressurisation qui s’éteint. Les passagers les plus agités se mettent debout, les bras levés, et ensuite commence la sortie de l’avion : languissante, apathique. Il fait nuit dehors, je l’avais vu par la fenêtre, le vent amène de la poussière et du pollen partout, mais les enfants paraissent ne pas s’en inquiéter. Une vapeur légère s’effiloche sur le bâtiment principal de l’aéroport, ce qui me rappelait le petit brouillard sur la tour de contrôle, à ****. Pourquoi ce Monsieur n’a pas de valises, maman? Il n’en a pas besoin, dit la mère, viens, ton papa nous attend. Ce n’est pas vrai. Les valises ne sont aucune part, j’étais déjà troublé, les gens partent, pressés, leurs bagages à la main. C’était trop facile de sortir comme ça. Après la porte que j’ai franchie, des couloirs et des escalators et des buveurs de café, détendus. Excusez-moi Madame, ou se trouvent les tapis roulants? Des serveurs, des couples qui s’embrassent et des baies vitrées : Pourquoi je suis sorti trop vite ? Prenez à gauche et appuyez sur le bouton vert pour revenir à la salle. De gros sacs, des malles, des cartons et mes valises se déplacent sur le tapis, au fond. Escorté par mes bagages, je reprends la même porte, à laquelle sont maintenant apostés des agents. Je veux juste gagner la sortie, chercher la navette. Je ne sais pas ce qui m’arrivera…


To the fore

6 octobre 2008

      After seeing « eroscapes 2 » on infinty+some+2
 

transfigurations all over the air
transfigurations all the way out of the background
where everything claims to be a piece of sun or
blue coming to the fore
heading away from this painting
to an eye which carries beautiful bodies
toward the edge on the last bend


Alba Alpha

2 octobre 2008

Mes remerciements à Alba Alpha qui publie les textes Columpio et Se juntan sur son blog. Je vous conseille vivement de vous y rendre, même si vous ne comprenez pas l’espagnol. Alba associe un texte à une peinture ou à une autre œuvre d’art plastique. En cette occasion, j’ai l’honneur d’être à côté de Kandinsky. Vous y trouverez le tableau Around the line vous posant un regard statique au même temps qu’il s’effondre sur lui même…

————————————————-

Mi agradecimiento a Alba Alpha que ha publicado en su blog los textos Columpio y Se juntan. Este blog asocia un texto con una pintura u otra obra de artes plásticas. En esta oportunidad, tengo el honor de aparecer al lado de Kandinsky. Verán el cuadro Around the line como si les dirigiera una mirada estática mientras éste se va hundiendo en sí mismo…