Larrea, Version céleste

EN COSTUME DE FEUILLES MORTES

Rêve-moi rêve-moi en hâte étoile de terre
cultivée par mes paupières prends-moi par mes anses d’ombre
affole-moi d’ailes de marbre en feu étoile étoile parmi mes cendres

Pouvoir pouvoir enfin trouver dans mon vertige la statue
d’un héros de soleil les pieds à fleur d’eau
les yeux à fleur d’hiver

Adieu le monde entre mes rêves d’adieu
les hommes
adieu les hommes et les petits villages de leurs mains

Il y a partout des épées qui me coupent
en morceaux
oh
cataractes d’épées
Cataractes d’épées c’est l’ordre en marche
c’est moi qui marche sur des cavernes
craquantes comme des crânes

Personne ne s’était encore noyé

Personne n’était jadis dans l’ombre

Aujourd’hui c’est moi mais moi ne m’ap-partiens pas plus que les oi-
seaux qui dorment dans mes
yeux ne leur appartiennent

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One Response to Larrea, Version céleste

  1. Miki dit :

    Je ne sais plus quoi dire… honnêtement… ces mots me bouleversent, ces espaces entre aux me donnent le vertige, ce n’est pas de la peur, c;est le désir de sauter dans ce vide, qui je le sens, n’est qu’un vide apparent, car partout aussi je sens un filet tisse de microscopiques fils de rêves entrecoupes, un filet prêt a accueillir ma chute, et me faire rebondir vers les hauteurs de versions célestes…
    non, je ne tais vraiment plus quoi dire, alors je me tais et je saute…

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