Cette ombre sur la cime n’ a jamais surplombé sa statue. Elle est là, juste au bord du piédestal.
Mais à mesure que les heures passent, ses contours s’étirent, et l’obscurité s’approche des falaises ensoleillées. Elle rampe et forme des vagues sur le terrain, accrochée toujours à son support de pierre.
Puis elle se hisse comme une masse attirée par le cœur d’une trombe. Comme l’âme d’un liquide qui chercherait à retourner à sa source.
C’est quand cette ombre tend le plus vers le haut qu’elle prend la forme d’une pique infinie, sectionnée à tout hasard, et tout ce qu’elle est finit par signaler son objet de prédilection: « toi! »
À ce moment, toute l’obscurité s’évapore.
Sur la cime il ne reste que la poussière, les objets.
extraño tus escritos en español, besos