Elle est sur le point de monter dans le tramway.
Elle n’arrive pas à s’y tenir debout.
Malgré le luxe de ses habits, tout le monde s’apercevra de sa rougeur, de ses yeux mi-clos qui partent dans une fixité mal délimitée.
C’est un oiseau qui se posera sur un espace construit par un corps projetant ses gestes et ses pensées.
C’est un oiseau qui cherchera à rattraper son retard sur un espace où les autres ne viendront pas :
Elle parlera, demandera, redemandera.
Les autres ne voudront rien savoir de son chant qui s’éteint.
25 février 2009 à 5:02
Son envol libérera ses sourds compagnons anonymes qui soudain entendrons le chant de ses rêves.
27 février 2009 à 7:59
Pues habrá que agradecer a ese pájaro su intento de plasmar la demora en el espacio en que ningún otro irá a posarse.
Besos.
27 février 2009 à 2:49
Triste solitude….
28 février 2009 à 3:34
Superbe et émouvant.
Votre texte me fait penser au personnage de Vera dans “Le pavillon des cancéreux” de Soljenitsyne.