Ces deux derniers jours ont été un morceau exécuté distraitement, coupé et enlevé distraitement de la surface du temps. J’aurais voulu sortir, me dépayser à l’approche de l’air, mais c’était quelqu’un d’autre qui le voulait.
Et je suis là.
Plusieurs voitures se sont accrochées le long de la journée ; les appels sur mon portable étaient insupportables ; le sang coulait sur cette ville que j’aime et que je déteste.
Pourtant, je n’ai même pas eu de curiosité pour les journaux accrochés autour des kiosques ; je n’ai même pas eu la force d’appuyer sur les touches de mon portable ; je suis resté de marbre au milieu d’une rue immense et obscure.
Si quelqu’un avait pu m’apporter une cotte de maille toute rêche, je l’aurais enfilée sans hésiter.
Pourtant, je ne l’aurais pas demandé de toute mes forces :
Ma gorge était fermée et sèche, comme l’amour.
27 juin 2008 à 10:23
Hay días así. Como fragmentos distraídos de un tiempo ajeno.
Y nosotros como mármol inmóvil.
Y el amor fosilizado en las gargantas secas.
Sobreviviremos mientras seamos capaces de notarlo.
Besos