Las gotas
3 juillet 2008Las gotas revuelven
las miles de luces
en el agua de las hojas
que se vierte
en el estanque
Las gotas revuelven
las miles de luces
en el agua de las hojas
que se vierte
en el estanque
rincones apacibles
desnudez profunda
frente a los espejos naturales:
caída
en los sistemas del azul
Trozo de hueso terrestre
que estaba desnudo
y lo cubrieron con la piel del agua.
¿Sólo agua y telarañas?
Foto tomada del blog simulacro de destino
Ici, entre la fumée s’envolant des îles orageuses et le Beagle sur des vagues qui se brisent furieusement contre les roches de la côte, l’homme qui s’était mis à creuser légèrement la terre dans l’espoir de trouver des restes plus anciens du Blutaparon rigidum regarda tous ces oiseaux posés sur la coulée de lave solidifiée : émergée des profondeurs marins, aucune autre forme n’était si pure.
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Aquí, entre el humo nacido en las islas tempestuosas y el Beagle en las olas que se rompen furiosamente en las rocas de la costa, el hombre que se había puesto a excavar ligeramente la tierra esperando encontrar restos más antiguos del Blutaparon rigidum miró todas aquellas aves en la lava sólida: surgida de las profundidades marinas, ninguna otra forma era tan pura.
Photo trouvée sur ce site : http://www.e-voyageur.com/carnet-voyage/galapagos/rabida.htm
Ces deux derniers jours ont été un morceau exécuté distraitement, coupé et enlevé distraitement de la surface du temps. J’aurais voulu sortir, me dépayser à l’approche de l’air, mais c’était quelqu’un d’autre qui le voulait.
Et je suis là.
Plusieurs voitures se sont accrochées le long de la journée ; les appels sur mon portable étaient insupportables ; le sang coulait sur cette ville que j’aime et que je déteste.
Pourtant, je n’ai même pas eu de curiosité pour les journaux accrochés autour des kiosques ; je n’ai même pas eu la force d’appuyer sur les touches de mon portable ; je suis resté de marbre au milieu d’une rue immense et obscure.
Si quelqu’un avait pu m’apporter une cotte de maille toute rêche, je l’aurais enfilée sans hésiter.
Pourtant, je ne l’aurais pas demandé de toute mes forces :
Ma gorge était fermée et sèche, comme l’amour.
La pluralité des mondes de Lewis : ainsi s’intitule le recueil publié en 1991 par le poète Jacques Roubaud. En page 14 et 15 il y a deux poèmes (ou devrais-je dire un seul poème en deux langues?) accompagnés de ma traduction en espagnol.
A la fin de chaque poème il y a une petite surprise pour vous.
Cordialement,
Ver(s).
Ps. : Un grand merci à Mar, Fran et Maït pour leur collaboration.
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(vi)
Clean world, clean world, not deceptive, but absent
if it is absent, it is nowhere, you are nowhere, and that´s that.
in a clean world you were, you could be: not here but there; or not there but here; or here then there; there
in a clean world there were countless ways to be
all other worlds are “ rubbishy ”.
this world: infinitely rubbishy; in absence made mine; but you
may be, in a clean world, indiscernible from it, and I
looking, through an infinity of worlds,
for one
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(vi a)
monde propre, propre, qui ne trompe, qui ne s’absente,
et si absent, alors de nulle ; tu es nulle part, voilà tout.
dans un monde propre tu étais, tu serais, propre monde ; sinon ici, là ; sinon là, ici ; ici, puis là ; là
dans un monde propre, il y a d’innombrables manières d’exister
tous les autres mondes sont de rebut.
ce monde : infiniment au rebut ; par absence mien, toi
peut-être, dans un monde propre indiscernable du mien, mais moi
cherchant, d’une infinité de mondes
l’un
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(vi b)
mundo limpio, limpio, sin aparentar, sin ausentarse,
y si está ausente, es de ninguna parte; de ninguna parte es, y eso es todo.
en un mundo limpio estabas, podrías estar: no aquí, sino allá; o no allá, sino aquí; o aquí, y entonces allá; allá
en un mundo limpio existían incontables modos de ser
los otros mundos son para desechar
este mundo: para desechar infinitamente; en la ausencia vuelto mío, y tú
quizás, en este mundo limpio, indiscernible del mío y yo
buscando, de una infinidad de mundos,
el único
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Aujourd’hui il a plu des cordes et ce corps aplati par la chaleur a retrouvé sa première consolation : cette goutte transparente, comme un coeur contre lequel il se blottit, et le corps qui se retranche dans ses derniers instincts sans baisser la tête et avec le regard d’un tigre à l’approche de la proie.
Je dis qu’aujourd’hui il a plu à verse comme si la pluie lâchait des versets et des vers sur le monde sous-marin de tout ce qu’on apprend : chaque gouttelette ne se différencie pas de la masse de gouttes qui l’ont précedée, et qui l’absorbent d’en bas, jusqu’à se porter solidaires et se perdre dans les abysses les plus mystérieux.
Il a plus tellement fort que toute sécheresse est restée digne lors de la mort de sa mission et que les dieux ont déclaré cet esprit une terre où il existe toutes les formes d’orager
El cráneo con pelos frente al mediodía
al observar el primer surgimiento del sol
frente a la consciencia del hombre.
Toda la luz en los ojos que reían
porque toda la energía iba sin amor
directo a donde mas hiere al norte
por encima de la cabeza, encima
sin evitar en las manos el calor
de lo que no dice nada en el horizonte
al no poder leer ni en las esquinas
de la claridad aquello que el dador
da entre un espacio con un roce
luego de los atomos del primer fragor.
De los primeros latidos como esquirlas.
Droplets
pierce the spinning earth
They never stop
They drop
drop
drop
toward the numerous
& distant
suns
Photo AFP on El Mundo web page